DIG / Le groupe singapourien Olam Group a enregistré au premier semestre 2026 un bénéfice net part du groupe (PATMI) de 1,906 milliard de dollars singapouriens (environ 845 milliards de FCFA), en hausse spectaculaire de 488,7 % sur un an.
Mais derrière ce chiffre impressionnant, la contribution spécifique des activités gabonaises reste à distinguer.
Cette envolée est toutefois largement exceptionnelle : 1,75 milliard de dollars singapouriens, soit environ 775 milliards de FCFA, proviennent de gains non récurrents liés notamment à la cession de 44,58 % d’Olam Agri et de l’intégralité de Mindsprint.
Hors éléments exceptionnels, le bénéfice opérationnel des activités poursuivies atteint seulement 64,4 millions de dollars singapouriens, soit environ 28,5 milliards de FCFA, a rapporté businessinsider.com dans un article publié le 23 août 2026.
Le Gabon, un actif stratégique
Le pays occupe néanmoins une place particulière dans le portefeuille d’Olam Global Holdings. Olam Palm Gabon et Olam Rubber Gabon constituent deux des principaux actifs encore détenus dans cette branche.
Les deux entreprises sont structurées autour d’un partenariat 60 % Olam – 40 % État gabonais.
Les activités représentent environ 50 000 hectares opérationnels de palmier à huile et 11 000 hectares de plantations d’hévéa, selon les données communiquées en août 2026.
Le poids économique local est significatif : Olam revendique 12 000 emplois directs et indirects au Gabon, avec une production annuelle d’environ 150 000 tonnes d’huile de palme et 17 000 tonnes d’hévéa.
Eviter toute confusion
Il faut cependant éviter une confusion importante : les 845 milliards de FCFA de PATMI ne constituent pas le bénéfice réalisé au Gabon. Olam ne publie pas, dans ses résultats semestriels, de ventilation permettant d’attribuer une part précise de ce bénéfice aux activités gabonaises.
La participation de 40 % de l’État concerne le capital des coentreprises gabonaises, et non 40 % du bénéfice mondial d’Olam.



