Fortescue : Des dividendes sous pression, quel enjeu pour le Gabon avec Belinga ?

DIG / Les perspectives financières de Fortescue pour les prochaines années donnent un aperçu des contraintes auxquelles le groupe minier australien pourrait être confronté, notamment avec la poursuite de ses investissements dans le projet de fer de Belinga au Gabon.

Après un dividende de 1,08 dollar australien par action au titre de l’exercice 2026, soit environ 434 FCFA, les prévisions citées par le site Discovery Alert tablent sur une baisse à 0,67 AUD en 2027 (≈269 FCFA), avant une remontée progressive à 0,77 AUD en 2028 (≈310 FCFA), 0,81 AUD en 2029 (≈326 FCFA) et 0,87 AUD en 2030 (≈350 FCFA).

Des dividendes attendus en baisse en 2027

Chez Fortescue, l’exercice 2026 correspond à la période du 1er juillet 2025 au 30 juin 2026.

L’exercice 2027 s’étend donc du 1er juillet 2026 au 30 juin 2027.

La baisse anticipée du dividende, de 1,08 à 0,67 AUD, représente environ 38 %. Elle s’expliquerait notamment par les perspectives moins favorables pour les prix du minerai de fer et par la volonté du groupe de préserver ses capacités d’investissement.

Fortescue applique actuellement une politique de distribution correspondant à 65 % de son bénéfice net sous-jacent.

Belinga, un investissement majeur pour Fortescue

Pour le Gabon, cette évolution mérite d’être suivie, car Fortescue poursuit le développement du projet Belinga, l’un des grands projets de minerai de fer du pays.

Depuis son arrivée au Gabon en 2023, le groupe aurait déjà investi plus de 250 milliards de FCFA dans le projet.

Le développement de Belinga nécessite toutefois encore des investissements considérables dans la mine, le chemin de fer, les infrastructures portuaires et l’énergie.

Une éventuelle pression sur les flux de trésorerie de Fortescue pourrait donc rendre encore plus stratégique l’arbitrage entre distribution aux actionnaires et financement de nouveaux projets.

Quelle retombée directe pour le Gabon ?

La baisse des dividendes de Fortescue ne signifie pas automatiquement une baisse des revenus du Gabon. L’État gabonais bénéficie d’un intérêt gratuit de 10 % dans Ivindo Iron, la société chargée du projet Belinga.

Pour Libreville, les véritables indicateurs seront donc les futurs revenus générés par Belinga : dividendes liés à sa participation, fiscalité minière, emplois, sous-traitance locale et infrastructures.

apropos de l auteur

La Redaction

Laisser un commentaire