Or : Le groupe libanais Emiga obtient 3 permis d’exploitation à Ndangui dans l’Ogooué-Lolo

DIG / Le groupe à capitaux libanais Emiga vient de déposer son Étude d’Impact Environnemental et Social (EIES) pour un projet d’exploitation aurifère à petite échelle à Ndangui, dans Ogooué-Lolo.

Selon notre confrère EcoMatin, le communiqué de la DGEPN, signé le 25 septembre 2026, ouvre une consultation de dix jours à Libreville.

C’est la dernière étape avant le Certificat de Conformité Environnementale, indispensable pour démarrer l’exploitation.

Des permis obtenus avant le changement de règles

Emiga a décroché en février 2026 trois permis couvrant près de 130 km² entre l’Ogooué-Lolo et le Haut-Ogooué.

Ils ont été gelés par la suspension de l’exploitation aurifère, motivée par l’orpaillage illégal, les atteintes à l’environnement et le déficit de traçabilité.

Le 7 septembre 2026, les autorités gabonaises ont levé la suspension, mais en confiant à la Société Équatoriale des Mines (SEM) le monopole de l’exploitation.

Car indique t-on, les privés ne peuvent plus intervenir que comme prestataires ou en coentreprise, sous peine de perdre leurs titres.

Un secteur marginal, aux chiffres flous

En déposant son EIES, Emiga cherche à sécuriser ses droits acquis et à s’imposer comme partenaire technique de l’opérateur public.

Il faut savoir que la production officielle du Gabon, révisée à environ 800 kg de métal fin par an, représenterait près de 65 milliards de FCFA.

Ce chiffre contraste avec les 1 462,6 kg exportés en 2024. Cet écart illustre l’opacité d’une filière minée par la fraude et les circuits informels, qui ont privé le Trésor de redevances et de taxes.

Les zones d’ombre du nouveau schéma

Reste à savoir comment la SEM articulera son monopole avec des permis délivrés avant sa montée en puissance, et sur quels critères elle choisira ses partenaires.

Une consultation de dix jours pour un projet en zone forestière est courte, et le suivi environnemental sera déterminant pour la crédibilité de la réforme.

Le monopole doit encore prouver qu’il améliore la traçabilité et les recettes de l’État.

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La Redaction

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