Pénurie de carburant : Mais à quoi sert finalement le dépôt pétrolier GLSY d’Owendo ?

DIG / Alors que Libreville vient de connaître une pénurie de carburant, les documents relatifs au transfert du dépôt pétrolier de GLSY, à Owendo, soulèvent des questions sur la gestion et le financement de cette infrastructure stratégique.

Signé le 29 novembre 2021 entre GSEZ et le ministère du Pétrole, Vincent de Paul Massassa, le procès-verbal de transfert prévoyait notamment une prise en charge publique des charges d’exploitation durant la période transitoire.

Près de 650 millions FCFA sur six mois

Pour la période de novembre 2021 à avril 2022, les dépenses prévisionnelles d’entretien et d’exploitation étaient évaluées à 649,95 millions FCFA, soit environ 108,3 millions par mois.

Cette enveloppe couvrait notamment la maintenance, le personnel, la logistique, ainsi que l’eau et l’électricité.

Selon les conventions mentionnées dans les documents, l’État devait rembourser à GSEZ les frais engagés jusqu’à l’installation d’un nouvel exploitant agréé.

Ces montants, qui concernent une période précise de 2021-2022, ne renseignent toutefois ni sur les dépenses effectivement exécutées ni sur le coût actuel de fonctionnement du dépôt.

Ils posent néanmoins la question du suivi des charges et de la gouvernance d’un équipement essentiel à l’approvisionnement national.

Des infrastructures stratégiques, mais quelle garantie d’approvisionnement ?

La récente pénurie à Libreville rappelle que la sécurité énergétique ne dépend pas seulement de la disponibilité du carburant, mais aussi de la fiabilité de la chaîne de stockage, de distribution et de commercialisation.

Le procès-verbal recommandait d’ailleurs d’associer les services de l’État au suivi détaillé des dépenses d’exploitation.

Mais quel dispositif de contrôle a été mis en place depuis, et quel est aujourd’hui le niveau opérationnel du dépôt ?

Les documents disponibles ne permettent pas d’établir un lien direct entre les modalités du transfert de 2021 et la pénurie récente.

Ils justifient néanmoins de demander des éclaircissements sur l’exploitation actuelle de cette infrastructure, les responsabilités des différents acteurs et les mesures de prévention des ruptures.

Car au-delà des annonces et des investissements, la véritable mesure de la sécurité énergétique reste la capacité à garantir un approvisionnement régulier aux consommateurs.

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La Redaction

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