DIG / Du 12 au 18 octobre 2026, le Gabon participe aux Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale à Bangkok, en Thaïlande, dans un contexte de fortes tensions sur ses finances publiques.
Après une mission technique du FMI à Libreville, du 14 au 25 septembre, consacrée notamment à l’audit de la dette et aux perspectives budgétaires de 2027, Libreville cherche à préparer un éventuel programme d’appui financier.
Une dette réévaluée, mais toujours à financer
Publié le 17 septembre, l’audit a établi à 9 524,6 milliards de FCFA le montant de la dette et des autres engagements exigibles de l’État au 31 décembre 2025.
La baisse de 18,6 % par rapport à l’estimation précédente résulte de vérifications et de reclassements, et non de remboursements effectifs.
Emprunter encore pour rembourser ?
Le projet de budget 2027 prévoit de mobiliser d’importants financements sur les marchés internationaux, alors que les besoins de remboursement augmentent.
Cette dépendance aux nouveaux emprunts pose une question centrale : quelle marge restera-t-il pour les investissements et les services publics une fois les échéances financières honorées ?
Le véritable enjeu n’est plus seulement de réévaluer la dette, mais de réduire la dépendance de l’État à l’endettement.
Sans maîtrise durable des dépenses, transparence sur les engagements publics et amélioration des recettes, les financements recherchés risquent de soulager la trésorerie à court terme sans corriger les déséquilibres structurels.



