Pénurie d’eau à Libreville : Les causes d’une crise qui perdure

DIG / Selon les techniciens de la SEEG, les difficultés d’approvisionnement en eau potable à Libreville trouvent leur origine dans un problème structurel.

Alors que la capitale a besoin d’environ 320 000 m³ d’eau par jour, les installations de production de Ntoum n’en fournissent que 220 000 à 230 000 m³, créant un déficit quotidien estimé à près de 70 000 m³.

L’explosion démographique et le manque d’anticipation

Cette situation est aggravée par la forte croissance démographique. Conçues pour une ville de moins de 800 000 habitants, les infrastructures doivent aujourd’hui répondre aux besoins d’une population estimée à plus de 1,4 million de personnes.

À cela s’ajoute la vétusté du réseau de distribution, qui entraîne d’importantes pertes d’eau avant même son arrivée chez les consommateurs.

Enfin, les variations saisonnières, notamment en période de sécheresse, accentuent les tensions sur l’approvisionnement.

Augmenter la capacité globale de production

La crise de l’eau à Libreville n’est pas une simple affaire de plomberie locale.

C’est le résultat combiné d’un manque de planification à long terme, d’infrastructures vieillissantes et d’un sous-dimensionnement industriel face à une population en pleine croissance.

Pour résoudre ce problème, colmater les fuites ne suffira pas : le Gabon doit impérativement augmenter sa capacité globale de production à Ntoum.

 

apropos de l auteur

La Redaction

Laisser un commentaire