DIG / Le rachat d’Assala Energy par la Gabon Oil Company (GOC) le 21 juin 2024, financé notamment par un prêt de Gunvor adossé à des livraisons de pétrole, semble aujourd’hui produire des résultats supérieurs aux anticipations initiales.
Selon notre confrère Jeune Afrique, la production de la compagnie est en hausse et atteint désormais les 57 000 barils par jour, ce qui fait de lui le 2e producteur national derrière Pérenco avec ses 110 000 barils par jour.
Le gouvernement Oligui Nguéma envisage désormais de nouvelles acquisitions.
Un enjeu financier et stratégique
L’opération, conclue dans un contexte où son montage financier était considéré comme risqué, a permis à l’État gabonais de renforcer son contrôle sur des actifs pétroliers stratégiques.
La progression de la production constitue l’un des premiers indicateurs favorables de cette acquisition.
Au-delà du volume extrait, l’enjeu est surtout financier et stratégique. Le pétrole reste un pilier majeur des recettes du Gabon, tandis que la maîtrise accrue des actifs par la compagnie nationale doit permettre à l’État de capter une part plus importante de la valeur générée par l’exploitation.
Un pari réussi ?
Cette dynamique ouvre également la voie à une nouvelle phase : la GOC pourrait poursuivre sa stratégie d’acquisitions, avec l’objectif de consolider sa place dans le secteur pétrolier national.
Le pari Assala, présenté comme risqué au moment de son montage, entre ainsi dans une phase où sa rentabilité et sa capacité à générer des revenus durables pour le Gabon seront scrutées de près.



