DIG/ Au premier trimestre 2026, l’économie gabonaise a payé au prix fort la vulnérabilité de ses infrastructures pétrolières. Entre arrêts techniques et explosion de pipeline, le manque à gagner se chiffre en dizaines de milliards de francs CFA.
Si les exportations d’or noir ont généré plus de 754 milliards de FCFA sur les trois premiers mois de l’année 2026, l’heure ne devrait pas être au triomphalisme.
La dernière note de conjoncture économique révèle en effet une inquiétante baisse de la production de 8,5 % en glissement annuel, s’établissant à 19,18 millions de barils.
L’origine de cette chute s’explique principalement par des arrêts techniques et des incidents opérationnels majeurs, dont l’explosion spectaculaire d’un pipeline.
Des défaillances qui coûtent cher à l’État
En comparant avec la même période en 2025, le pays a été amputé de près de 1,79 million de barils.
Avec un prix moyen très favorable de 77,19 dollars le baril ce trimestre, la facture de ces incidents s’élève à un manque à gagner brut d’environ 137 millions de dollars.
Ce sont ainsi près de 77 milliards de FCFA qui se sont virtuellement évaporés.
Ces chiffres alarmants rappellent la vétusté d’une partie de l’outil de production.
Alors que le brut reste le poumon de l’économie nationale, l’urgence d’investir dans la maintenance et la sécurisation des infrastructures n’a jamais été aussi évidente.
Le Gabon ne peut plus se permettre de laisser fuir sa principale richesse.



