DIG / Le ministre de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie, Philippe Tonangoye, s’est rendu sur le site de la centrale thermique de la SEEG, le 7 septembre 2026 à Port-Gentil, pour suivre la réception de deux nouvelles turbines de 25 MW chacune, destinées à renouveler une partie du parc existant.
50 MW supplémentaires attendus
Ces deux équipements doivent remplacer des installations devenues vétustes, certaines étant en service depuis plus de 50 ans.
Leur installation, raccordement et mise en service devraient nécessiter 40 à 45 jours, avant leur inauguration officielle.
Un second projet prévoit par ailleurs l’installation d’une turbine supplémentaire de 40 MW.
À terme, les nouvelles capacités pourraient ainsi porter le renforcement prévu à 90 MW, auxquels s’ajoutent les 20 MW actuellement opérationnels.
Un effort qui dépasse Port-Gentil
Le renforcement du parc énergétique concerne également d’autres pôles du pays.
Le gouvernement annonce notamment la réception de cinq turbines de 25 MW à Libreville, tandis qu’une turbine de 40 MW doit être acheminée vers Lambaréné.
À Port-Gentil, une autre turbine de 40 MW est également annoncée au niveau du port.
L’enjeu : passer de l’urgence à la stabilité
Au-delà de l’arrivée des équipements, le véritable test sera leur mise en service effective et leur capacité à réduire durablement les délestages.
Pour l’économie de Port-Gentil comme pour les autres centres urbains concernés, disposer d’une électricité plus stable signifie réduire les interruptions d’activité, sécuriser les équipements et améliorer les conditions de fonctionnement des entreprises.
Le Gabon ne manque donc plus seulement de capacités : il doit désormais transformer rapidement ces investissements en mégawatts effectivement disponibles sur le réseau.



