DIG / Après quatre mois d’arrêt, la Société équatoriale des mines (SEM) est enfin autorisée à reprendre ses activités.
Une convention autorisant cette reprise a été paraphée le lundi 7 septembre 2026 par Sosthène Nguema Nguema, ministre des Mines et des Ressources géologiques.
Selon le membre du gouvernement, cette suspension a permis au ministère de procéder à un audit approfondi des activités liées à l’exploitation de l’or.
« Il s’en est suivi après cette suspension, n’est-ce pas, un audit qui a été réalisé en interne par des techniciens et les collaborateurs au ministère des Mines.
Pendant à peu près deux mois, toutes les sociétés qui font dans l’or sont passées, aussi bien celles qui sont en phase de recherche que celles qui sont en phase d’exploitation », a indiqué le ministre.
Mais derrière cette reprise se pose une question plus embarrassante : combien cette interruption a-t-elle coûté à l’État gabonais et quelles garanties existent pour éviter qu’un tel scénario se reproduise ?
Quatre mois sans produire, sans gagner
Dans un pays qui veut davantage valoriser ses ressources minières, l’arrêt prolongé de son principal bras opérationnel dans le secteur minier public n’est pas anodin.
Chaque période d’inactivité signifie potentiellement moins de production, moins de revenus, moins de contrats et moins de valeur captée par l’État.
La reprise annoncée doit donc être appréciée à l’aune de résultats économiques concrets, et pas seulement comme une sortie de crise administrative.
La SEM doit redevenir une machine à revenus
L’enjeu dépasse désormais le redémarrage des opérations. La SEM doit démontrer sa capacité à générer davantage de valeur à partir du patrimoine minier public, à investir, à développer la transformation locale et à contribuer plus efficacement aux recettes de l’État.
Dans un secteur où le Gabon cherche à renforcer sa souveraineté économique, une entreprise minière publique ne peut durablement se permettre quatre mois d’immobilisation.
Le vrai bilan commence maintenant
La reprise devra donc être accompagnée d’indicateurs précis : production, chiffre d’affaires, résultats, investissements, emplois et contribution au budget de l’État.
Après quatre mois d’arrêt, le Gabon n’attend pas simplement que la SEM redémarre. Il attend qu’elle produise, qu’elle rapporte et qu’elle justifie pleinement son statut d’outil stratégique de l’État.



