DIG / Le groupe canadien Millennial Potash vise un démarrage des travaux de construction de son projet de potasse de Banio, dans le sud du Gabon, fin 2027 ou début 2028.
Estimé à 480 millions de dollars (environ 288 milliards FCFA), cet investissement pourrait ouvrir une nouvelle filière minière dans le pays. Mais le financement et l’obtention du permis d’exploitation restent à sécuriser.
Un projet industriel à près de 300 milliards FCFA
Initialement dimensionné pour produire 800 000 tonnes de potasse par an, Banio pourrait finalement atteindre une capacité de 1 à 1,2 million de tonnes, en raison de l’intérêt manifesté par des acheteurs potentiels aux États-Unis, au Brésil, en Asie et en Afrique.
La Société américaine de financement du développement international (DFC) a déjà engagé 3 millions de dollars pour l’étude de faisabilité. Millennial Potash cherche désormais à boucler son financement global d’ici août ou septembre 2027.
Le financement, premier obstacle
Avant de lancer les travaux, l’entreprise doit finaliser son étude de faisabilité, réaliser les études environnementales et sociales et convertir son permis d’exploration en permis d’exploitation.
Cette dernière procédure devrait débuter au premier trimestre 2027 et prendre entre trois et six mois.
Si le calendrier est respecté, la construction nécessitera ensuite 18 à 24 mois avant les premières productions, potentiellement en 2029 ou 2030.
Les retombées locales en question
Au-delà des perspectives d’exportation, Banio pose la question de sa contribution à la diversification de l’économie gabonaise.
Emplois locaux, sous-traitance nationale, infrastructures et recettes fiscales devront permettre de mesurer les retombées réelles de cet investissement.
L’enjeu sera également de garantir que le développement de cette nouvelle ressource ne se limite pas à l’extraction et à l’exportation.
Pour le Gabon, la réussite de Banio se mesurera autant à sa capacité de production qu’à la valeur économique effectivement créée sur le territoire.



