DIG / Pour les neuf mois clos au 30 juin 2026, la société canadienne Record Resources affiche une perte nette de 644 millions de FCFA, contre 369 millions de FCFA sur la même période en 2025.
Une dégradation qui intervient alors que l’entreprise concentre davantage ses efforts sur ses actifs pétroliers au Gabon.
Une phase d’exploration coûteuse
Ces résultats sont ceux d’une société encore en phase de préproduction : aucune recette commerciale n’est encore générée.
Les dépenses reflètent notamment le développement du bloc Ngulu, un permis offshore de 1 214 km², détenu à 20 % par Record Resources, aux côtés de ReconAfrica, de la Gabon Oil Company et de l’État gabonais.
Loba, au cœur du pari
Le potentiel annoncé est significatif. Record Resources estime que le complexe pétrolier de Loba pourrait atteindre environ 20 000 barils par jour, avec un premier puits susceptible de produire autour de 5 000 barils par jour.
Pour financer cette stratégie, la société cède par ailleurs certains actifs jugés non stratégiques en Ontario afin de concentrer ses ressources sur le Gabon.
Le vrai test sera la production
Pour le Gabon, l’indicateur décisif ne sera donc pas la perte d’une juniore pétrolière, mais la concrétisation des forages, de la production et des retombées économiques.
Les 644 millions de FCFA de pertes enregistrées sur neuf mois représentent aujourd’hui le coût d’un pari sur le potentiel de Loba.
Reste désormais à transformer ce potentiel géologique en production effective, en emplois et en recettes pour l’État gabonais.



