DIG / Le projet de modernisation de l’aéroport international Léon-Mba de Libreville provoque un bras de fer entre les compagnies aériennes, les autorités gabonaises et le concessionnaire GSEZ, a rapporté le site d’informations Africa Intelligence dans un article publié le 27 mai 2026.
En cause : la nouvelle redevance passager « R4 », entrée en vigueur en février 2026, qui entraîne une hausse moyenne de 25 % du prix des billets.
Contestée par l’Association internationale du transport aérien (IATA) pour manque de concertation et de transparence, cette taxe est également bloquée par certaines compagnies comme Afrijet-FlyGabon, qui refusent de l’intégrer à leurs systèmes de réservation.
Une dimension politique ?
Pour GSEZ, cette augmentation est indispensable afin de financer le futur terminal, dont le coût est passé de 202 à 259 milliards FCFA, notamment après le retrait du financement de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) et le recours à Afreximbank.
Le dossier prend aussi une dimension politique avec les interrogations autour du rôle d’Henri-Claude Oyima, ancien ministre de l’Économie et actuel dirigeant de BGFI Holding Corp, où les fonds de la redevance doivent être domiciliés.
Dans un contexte de baisse du trafic aérien à Libreville, les compagnies craignent qu’une hausse des taxes ne fragilise davantage l’attractivité du hub gabonais.



