Réforme des régimes spéciaux : La mise au point de Jean Gaspard Ntoutoume Ayi

DIG / Invité le dimanche 11 octobre 2026 à Gabon 1ère sur le plateau de l’émission Week-end Matin, le député Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a confronté ses vues avec d’autres parlementaires, notamment Justine Lekogho et Fiakre Mpako Ngoma, autour de la question sensible de la suppression des régimes spéciaux.

Au cœur des échanges figurait la problématique de ces régimes de retraite dérogatoires qui profitent au personnel politique (élus, parlementaires, membres du gouvernement et présidents d’institutions) après seulement quelques mois ou années de fonction.

Un gouffre financier pour les finances publiques

Durant le débat, le parlementaire a mis en lumière le déséquilibre budgétaire alarmant qui caractérise ces dispositifs face aux régimes généraux de la CPPF ou de la CNSS.

Il a rappelé que les cotisations perçues (évaluées à environ 1,9 milliard de francs) sont largement insuffisantes face aux plus de 9 milliards de francs de pensions versées, laissant un déficit abyssal de près de 7,5 milliards de francs entièrement comblé par le contribuable et l’État.

Vers une réforme par la capitalisation

S’opposant à toute suppression menée dans la précipitation ou sous le coup de l’émotion à travers une simple motion, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a plaidé pour une refonte en profondeur.

Sa proposition consiste à basculer vers un système de capitalisation, comparable à une pension complémentaire, afin que le personnel politique ne demeure plus une charge financière permanente pour les caisses publiques à l’issue de son mandat.

Urgence d’équité face aux régimes généraux

Pour justifier cette position, l’élu a souligné le contraste saisissant avec les régimes classiques du secteur public ou privé.

Alors que ces derniers reposent sur une démographie saine avec plusieurs actifs pour un retraité, les régimes spéciaux affichent une situation totalement inversée où le nombre de bénéficiaires dépasse les cotisants actifs, menaçant l’équilibre de l’ensemble de la prévoyance sociale.

 

 

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La Redaction

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