DIG/ Derrière le record administratif de la Régularisation Foncière de Masse (RFM) au Gabon se dessine une véritable révolution pour l’économie nationale.
Avec plus de 24 000 dossiers débloqués en seulement sept mois, c’est un capital colossal qui s’apprête à être injecté dans le circuit formel.
Le 14 septembre 2026, la transmission de 3 195 nouvelles décisions de cession par le Ministère de l’Habitat a porté le total annuel à 24 052 actes déposés à la Conservation Foncière.
Si le travail abattu par l’ANUTTC et la SNI est d’abord salué pour son efficacité bureaucratique, ses retombées dépassent largement le cadre des guichets de l’État.
Retombées
Jusqu’à présent, des milliers de familles gabonaises occupaient des parcelles sans en détenir le titre définitif.
Sur le plan économique, ces terres constituaient un « capital mort ».
Impossible à évaluer officiellement,, et surtout, inutilisable face à un banquier. La régularisation massive en cours change radicalement la donne.
Avec la transformation de ces décisions de cession en véritables titres de propriété, l’État offre un outil d’enrichissement inédit aux citoyens.
Un terrain sécurisé devient une garantie bancaire de premier ordre.
Les nouveaux propriétaires pourront désormais hypothéquer leur bien pour financer un projet professionnel, payer des études ou investir, ce qui devrait mécaniquement stimuler la distribution de crédits par les banques locales.
Cette vague de régularisation va également assainir et dynamiser le marché immobilier.
Marché immobilier
La peur des litiges et des doubles ventes étant écartée, les transactions légales vont pouvoir se multiplier.
Par effet domino, le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) devrait en tirer profit.
Un propriétaire est toujours plus enclin à construire ou à rénover sur une terre dont il détient formellement le titre.
En 2026, le pays pose les bases d’un nouveau dynamisme où la terre redevient un véritable moteur de création de richesse.



