DIG / La SETRAG a officialisé, le 24 septembre 2026, son partenariat avec les communes de Libreville, Owendo et Ntoum en signant une convention historique de sensibilisation à la sécurité ferroviaire.
Cette alliance marque un tournant dans la prévention des risques le long de la voie.
Présidée par Christian Magni, Administrateur Directeur Général de la SETRAG, la cérémonie a réuni les représentants des autorités locales à la salle polyvalente de la SETRAG.
Une réponse urgente aux accidents
La convention répond à une préoccupation croissante. En effet, 6 heurts de personnes ont été enregistrés en 2025 sur la première section de la voie ferrée.
Une accidentologie en hausse directement liée à l’urbanisation croissante des abords.
« Cette proximité immédiate entre le rail et la vie quotidienne des commerçants, des élèves et des travailleurs entraînent une situation de mise en danger pour les populations.
À la SETRAG, nous avons fait de la sécurité une exigence quotidienne, et la sécurité des domaines ferroviaires ne peut pas être pleinement garantie sans l’adhésion et la vigilance directe des populations » a indiqué Christian Magni.
Un relais de proximité sur le terrain
L’enjeu de cette convention est la création d’un « véritable relais de proximité » capable d’informer, de prévenir et de faire évoluer les comportements face aux risques ferroviaires.
Depuis son lancement, la stratégie de sensibilisation de la SETRAG a déjà touché plus de 47 000 personnes le long de la voie.
Le partenariat poursuivra quatre objectifs clés :
– Assurer la continuité des actions de sensibilisation ;
– Renforcer l’implication des collectivités et communautés locales ;
– Déployer un site pilote sur le tronçon PK2-PK17 ;
– Favoriser l’appropriation d’une véritable culture de sécurité ferroviaire.
Une collaboration durable
Arnaud Sandri Nombo, Maire d’Owendo, a insisté sur l’importance d’une approche collective.
« Cette convention doit nous permettre de mieux coordonner nos actions, de renforcer la sensibilisation des riverains et de prévenir les comportements à risque. Elle doit également favoriser un dialogue permanent avec les populations concernées », a souligné l’édile.
Les trois communes s’engagent à lutter contre les pratiques dangereuses, notamment les installations sauvages dans les emprises ferroviaires, le stockage de matériaux sur la voie, les traversées dangereuses et les débits de boisson clandestins.
L’infrastructure au service du Gabon
Rappelons que la SETRAG gère 648 km de voie ferrée reliant Owendo à Franceville, avec une capacité de 12 millions de tonnes par an.
En 2025, elle a transporté 263 000 passagers. L’infrastructure, qui dépasse les 40 ans, bénéficie actuellement de plusieurs programmes de modernisation.
Cette convention illustre la détermination commune de placer la sécurité au cœur du développement ferroviaire du Gabon.



