SEEG : Les véritables enjeux du face-à-face entre Oligui Nguema et les agents

DIG / La rencontre inédite entre le président Brice Clotaire Oligui Nguema, et les agents de la Société d’Eeau et d’Energie du Gabon (SEEG) au Centre des métiers Jean Violas, le 29 juin 2026 à Owendo, dépasse le cadre d’une simple visite de routine.

Quelques jours après l’annonce en Conseil des ministres de la scission de la SEEG en deux entités distinctes — Eau et Électricité —, ce déplacement présidentiel répondait à plusieurs impératifs, à la fois stratégiques et sociaux.

Rassurer face à l’incertitude de la scission

La séparation d’un monopole historique suscite inévitablement des craintes au sein du personnel. Le premier enjeu de cette rencontre était pédagogique : rassurer les agents sur la préservation de leurs emplois et de leurs acquis sociaux.

Le président a tenu à démontrer que cette réforme structurelle n’est pas dirigée contre les travailleurs, mais vise à sauver un service public en difficulté.

Désamorcer le climat de psychose

Avant cette visite, les couloirs de la SEEG bruissaient de rumeurs persistantes concernant des arrestations imminentes de cadres et de dirigeants.

En choisissant le dialogue direct et « sans filtre » réclamé par les syndicats, notamment le SYNTEE+, le chef de l’État a formellement démenti ces bruits de couloirs.

L’objectif de cette méthode de proximité est clair : apaiser les tensions internes pour garantir la continuité du service, privilégier la responsabilisation plutôt que la chasse aux sorcières, et rétablir la confiance entre le sommet de l’État et la base technique de l’entreprise.

Une obligation de résultat envers les Gabonais

Si le ton s’est voulu rassurant, l’exigence de fond reste inflexible. Les Gabonais subissent au quotidien les conséquences des délestages et des pénuries d’eau.

Le véritable enjeu de ce face-à-face était de rappeler aux agents qu’ils ont désormais une obligation de résultat.

La réussite de la scission de la SEEG repose sur un changement de culture managériale et sur la fin des mauvaises pratiques.

En se rendant directement au contact des syndicats et des techniciens, le président de la République lie son engagement politique à la résolution concrète de la crise énergétique du pays.

La balle est désormais dans le camp des agents pour transformer cette vision en actes.

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La Redaction

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