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Siat: Makouké vire à l’énergie verte

 

Engagée depuis quelques années dans une politique de minimisation des impacts négatifs de ses activités industrielles sur l’environnement et de maîtrise de la consommation d’énergie, la Société d’investissement pour l’agriculture tropicale (Siat) a opté pour l’utilisation des sources énergétiques alternatives aux énergies fossiles. En effet, l’agro-industriel belge s’est engagé à alimenter ses usines par de l’énergie issue de l’utilisation des déchets industriels.

Ainsi, après l’usine de Lambaréné qui fournit de l’électricité à la SEEG à partir de la stéarine, un sous-produit de l’huile de palme, le tour est revenu à l’huilerie de Makouké d’emboîter le pas à cette révolution énergétique.

Depuis le mois d’avril 2016, l’huilerie du complexe agro-industriel de Makouké est alimentée par une turbine d’une puissance de 1.2 mégawatt (puissance de base), et d’une puissance maximale de 2500 ampères. Cette turbine à vapeur produit de l’énergie à partir des combustibles que sont les fibres, coques et poussière issue du process de production de l’huile rouge et du concassage des noix.

En sus des fibres, coques et poussière, s’ajoutent les raffles (déchets de régimes pressés et déchiquetés). Toute cette énergie verte produite par la turbine sert à faire fonctionner l’usine, les bureaux et les installations de la biométhanisation.

« A court terme, pendant les heures d’usinage, 1750 ampères seront consommés, ce qui représente l’ensemble des besoins énergétiques (industriels et populations) de Makouké. Ainsi, toutes les populations de Makouké seront alimentées en électricité produite à partir des déchets de l’huilerie. Toute chose qui renforcera notre statut de partenaire de la lutte contre la pauvreté et acteur du développement», a expliqué Albert Conrod  le chef de l’huilerie.

Il convient de signaler que l’installation de la nouvelle turbine à l’usine de Makouké présente d’énormes avantages aussi bien pour Siat Gabon que pour les populations environnantes. Notamment, la réduction des coûts de consommation en gas-oil ; l’économie des groupes électrogènes pendant les heures d’usinage, la disponibilité de l’énergie verte et son renouvellement, la réduction de la pollution de l’environnement vu la diminution des heures d’utilisation des groupes électrogènes ; la préservation et la protection de l’environnement…

 

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