DIG / Les ventes de sucre des Sucreries du Gabon ont généré plus de 7,43 milliards de francs CFA de chiffre d’affaires entre janvier et septembre 2026, selon le Syndicat des Travailleurs de Sucaf (Sytrasuc).
Rapporté à la période, cela représente en moyenne environ 826 millions de FCFA par mois, un niveau qui confirme le poids de l’unité dans le tissu agro-industriel national.
Un chiffre à lire avec prudence
Ce montant correspond aux seules ventes de sucre et ne dit rien de la rentabilité.
Sans données sur les charges, les investissements ou le résultat net, il est difficile d’apprécier la santé financière réelle de l’entreprise.
L’absence de comparaison avec la même période de 2025 empêche également de mesurer la progression, ou non, de l’activité.
Un enjeu de redistribution
C’est précisément ce chiffre que brandit le syndicat pour appuyer ses revendications : sécurité, équipements de protection, accès à l’économat et au foyer des travailleurs.
Pour les salariés, une entreprise qui encaisse ces montants a les moyens d’honorer ses engagements sociaux.
L’argument pose la question de l’arbitrage entre performance commerciale et conditions de travail.
Une transparence attendue
La direction n’a pas, à ce stade, publié de bilan détaillé. Dans un secteur stratégique pour la sécurité alimentaire, la publication de chiffres consolidés permettrait de situer l’entreprise et de nourrir un débat public mieux documenté, au moment où le conflit social met l’unité sous les projecteurs.



