DIG / Le gouvernement table sur une croissance de 4,5 % en 2027, contre 3,1 % pour la Banque africaine de développement (BAD).
Un écart de 1,4 point qui traduit des hypothèses différentes sur la capacité de l’économie à accélérer.
Deux scénarios pour 2027
Dans son Rapport Pays 2026, la BAD prévoit une progression de 3,0 % en 2026, puis 3,1 % en 2027, principalement portée par le secteur hors-pétrole.
Le BTP, l’agriculture, l’agroalimentaire et les services devraient soutenir l’activité malgré le recul attendu du pétrole.
Par contre, le Projet de Loi de finances (PLF 2027) retient un scénario plus favorable : +4,6 % pour le hors-pétrole, un rebond de 4,1 % du secteur pétrolier, une production de brut portée à 11,30 millions de tonnes, ainsi qu’une hausse de 8,6 % du manganèse.
Le démarrage du minerai de fer doit également contribuer à l’activité.
Le risque d’une croissance sous dépendance
Le véritable enjeu est la qualité de cette croissance. Si l’accélération repose principalement sur le pétrole, le manganèse et l’investissement public, elle risque de relever temporairement le PIB sans réduire suffisamment la vulnérabilité de l’économie aux matières premières.
Le test sera dans l’économie réelle
Pour départager les deux scénarios, 2027 devra être jugée moins sur le chiffre de croissance que sur sa capacité à générer de la production hors pétrole, de l’investissement privé, des emplois et des recettes durables.
Autrement dit, atteindre 4,5 % serait une performance statistique.
La véritable performance économique sera de faire en sorte que cette croissance change durablement la structure de l’économie gabonaise.



