Sucreries du Gabon : Pourquoi les employés ont décidé de faire grève ?

DIG / Le mouvement d’humeur des employés des Sucreries du Gabon intervient au terme du préavis déposé le 18 septembre 2026.

Plus qu’un coup de colère, il révèle une défiance installée de longue date entre les salariés et leur direction générale.

Pour le secrétaire général du Sytrasuc, Jasmin Armel Boumy, la goutte d’eau a fini par faire déborder le vase.

Des droits élémentaires en question

Le cahier de doléances touche au socle du droit du travail : manque de sécurité, absence d’équipements de protection individuelle (EPI), mise en danger de la santé des agents.

Les syndicalistes évoquent aussi la violation des articles 32, 45 et 48 des accords d’entreprise.

À cela s’ajoute la fermeture de l’accès à l’économat et au foyer des travailleurs, des acquis sociaux qui comptent dans le quotidien des employés.

Le dialogue social, grand absent

Le syndicat dénonce un déni du dialogue social, notamment au regard de l’article 50, ainsi que le refus d’installer la commission paritaire d’interprétation, pourtant l’instance prévue pour trancher les désaccords sur l’application des accords.

Sans ce mécanisme, tout différend est renvoyé vers le rapport de force.

Les salariés disent observer ces dysfonctionnements depuis l’arrivée du nouveau dirigeant turc à la tête de l’unité de production, ce qui nourrit chez eux le doute sur la gouvernance sociale de l’entreprise.

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La Redaction

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