DIG/ Le gouvernement a officialisé le port de la tenue africaine au sein des administrations publiques gabonaises.
Pris le 6 mai 2026, le décret n°0215/PR du Ministère de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement Culturel et des Arts institue cette obligation pour l’ensemble des agents publics civils, chaque vendredi ouvrable, pendant les heures de service et dans tous les locaux affectés au fonctionnement des services publics.
Encadrement
Le texte définit précisément les tenues autorisées. :
Pour les hommes, il s’agit du pantalon en tissu uni assorti d’une chemise en pagne africain, de la veste de type abacost, de l’ensemble traditionnel en pagne ou raphia, ou encore du boubou traditionnel long.
Pour les femmes, sont admis la grande robe en pagne africain, l’ensemble pagne et corsage, le pagne d’apparat avec foulard ou accessoire traditionnel, ainsi que la robe en tissu africain traditionnel.
Dans tous les cas, la tenue doit rester décente, compatible avec les exigences d’hygiène, de sécurité et de dignité administrative.
Exceptions
Le décret prévoit des exemptions. Les forces de défense et de sécurité, ainsi que les personnels soumis au port d’un uniforme ou d’une tenue professionnelle spécifique, ne sont pas concernés par cette mesure. Le contrôle du respect de ces dispositions est confié aux supérieurs hiérarchiques, chefs de service, directeurs et directeurs généraux.
Sanctions pour les réfractaires
Le non-respect de cette obligation n’est pas sans conséquence : tout agent contrevenant pourra se voir refuser l’accès aux services concernés, sans préjudice des sanctions disciplinaires prévues par les textes en vigueur.
Cette mesure s’inscrit dans la volonté affichée des autorités de promouvoir le patrimoine vestimentaire national et africain au cœur des institutions gabonaises.



