Transports urbains à Libreville : Combien coûte vraiment le désordre ?

DIG/ La séance de travail présidée le 1er juin 2026 par le Maire de Libreville Eugène M’Ba a eu le mérite de nommer les maux qui gangrènent le transport urbain librevillois : redevances impayées, concurrence déloyale, compétences disputées, amendes au cadre juridique flou. Mais si les problèmes ont été identifiés, les chiffres, eux, brillent par leur absence.

Combien de permissionnaires sont en règle ? Quel est le volume des redevances effectivement recouvrées ? Personne, à ce stade, ne semble en mesure de répondre.

Un manque à gagner que personne ne quantifie

Quel est le montant annuel des redevances de voirie attendues, et quel écart existe-t-il avec les sommes réellement encaissées ?

Combien de véhicules opèrent hors de tout cadre légal, privant la municipalité de recettes qui lui reviennent de droit ?

À l’heure où la digitalisation des recettes est présentée comme une réforme salvatrice, on est en droit de se demander sur quelle base de départ elle s’appliquera, faute d’un état des lieux chiffré rendu public.

Qui régule, qui perçoit, et sur quelle base ?

Le conflit de compétences entre le Ministère des Transports et les collectivités locales soulève une question fondamentale : qui est légalement habilité à percevoir quoi ?

Les amendes infligées aux opérateurs reposent-elles sur un barème uniforme et opposable, ou varient-elles selon les agents et les circonstances ?

Le cadre juridique existe, dit-on, mais sa mise en œuvre effective reste, elle, à démontrer.

La balle est désormais dans le camp de la Commune

La réunion du 1er juin 2026 a ouvert un dialogue. Elle n’a pas encore produit de transparence. Les opérateurs économiques, les syndicats et les usagers librevillois attendent des réponses concrètes, pas de nouvelles promesses de concertation.

La cellule de travail permanente annoncée en clôture de séance sera le premier test de la volonté réelle de l’administration municipale. Son installation, sa composition et son calendrier de travail seront suivis de près.

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La Redaction

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