DIG / Le siège genevois du négociant pétrolier Gunvor a été perquisitionné, en ce début de mois de juin, par les autorités suisses dans le cadre d’une enquête du Ministère public de la Confédération pour soupçons de corruption d’agents publics étrangers.
L’affaire concerne un méga-contrat pétrolier de 1 milliard de dollars ( 600 milliards de FCFA) signé au Gabon en 2024, jugé opaque par l’ONG suisse Public Eye, qui évoque un possible système de paiements parallèles destinés à rémunérer des intermédiaires en Afrique.
Charge
« Évinçant ses concurrents Vitol et Trafigura, Gunvor avait accordé un prêt d’un milliard de dollars US à la Gabon Oil Company (GOC).
Cette opération a permis à la compagnie pétrolière publique gabonaise d’acquérir, auprès du fonds étasunien Carlyle, les actifs d’aAssala Energy, l’un des principaux producteurs de pétrole au Gabon.
Elle a ainsi pris le contrôle de ses six blocs pétroliers totalisant plus de 45 000 barils par jour, soit entre 20 et 25 % de la production du pays.
En contrepartie de ce prêt remboursable sur 5 ans, Gunvor a obtenu l’exclusivité de la commercialisation du brut extrait de ces blocs, ainsi que celle des barils obtenus par la GOC en sa qualité d’actionnaire dans d’autres champs pétroliers (cost oil). Un véritable jackpot ! », indique l’O NG dans son rapport d’enquête.
Réaction
Le négociant suisse rejette ces accusations, affirmant ne pas être concerné directement par la procédure visant des personnes inconnues, et assure coopérer avec la justice suisse.
Le groupe rappelle toutefois qu’il reste présumé innocent dans ce dossier.
« Nous ne pouvons pas commenter vos affirmations.
Nous sommes fermement convaincus que vous interprétez mal les informations (…)
Gunvor n’a constaté aucun acte de corruption ou de pots-de-vin en rapport avec l’opération Assala » a répondu Gunvor à lo’ONG Public Eye.



