Akanda : La flambée des prix des boissons alcoolisées n’inquiète pas la DGCCRF

DIG/ Le ministère du Commerce a, une fois de plus, un chantier prioritaire devant lui : l’harmonisation et l’homologation des prix.

À Akanda, la multiplication des débits de boissons et établissements de nuit s’accompagne d’une dérive tarifaire que plus personne ne semble contrôler.

Les prix y sont non seulement élevés, mais surtout incohérents d’un établissement à l’autre, sans qu’aucune grille ne semble s’appliquer.

Une zone de spéculation à ciel ouvert

L’exemple de la Regab illustre à lui seul l’ampleur du problème : la même bouteille peut se vendre entre 1 000 et 2 000 FCFA, soit du simple au double, en totale contradiction avec le prix homologué par les autorités.

Et ce constat ne se limite pas à la Regab : plusieurs autres boissons telles que la Desperados, les boosters, les whiskys etc, subissent le même traitement, chaque tenancier fixant ses tarifs à sa convenance, sans référence à une grille officielle.

Une tarification à géométrie variable

Dans cette commune, la fixation des prix relève davantage de l’arbitraire que d’une quelconque logique commerciale. Plusieurs clients rapportent en outre une tarification qui varierait selon le profil de la clientèle, une pratique qui, si elle se confirme, s’apparente à une forme de discrimination commerciale pure et simple.

La DGCC interpellée

Cette situation pose directement la question du rôle de la Direction Générale de la Concurrence et de la Consommation (DGCC), dont la mission est précisément d’encadrer ce type de dérive.

Le vide de contrôle observé à Akanda interroge : S’agit-il d’un manque de moyens, d’une absence de descentes sur le terrain, ou simplement d’une tolérance de fait envers ces pratiques ?

Quoi qu’il en soit, les autorités gabonaises ne peuvent ignorer plus longtemps ce qui s’apparente à une arnaque généralisée envers les consommateurs, au mépris des prix homologués.

Un chantier à rouvrir

L’harmonisation des prix des boissons alcoolisées ou non n’est pas un sujet mineur. Elle touche au pouvoir d’achat des ménages et à la crédibilité de la régulation commerciale dans une commune en pleine expansion urbaine.

Il est temps que la DGCC engage des contrôles réguliers et sanctionne les établissements hors normes, sous peine de voir cette anarchie tarifaire s’étendre à d’autres communes.

apropos de l auteur

La Redaction

Laisser un commentaire