Cessions d‘actifs : Necotrans rejette l’offre d’Olam

DIG/ Le groupe Necotrans – qui s’est refusé à communiquer ces dernières semaines pour préserver la confidentialité des discussions avec des repreneurs éventuels – a confirmé le rejet le 19 juin 2017 de l’offre présentée une semaine auparavant par le groupe agro-industriel et de négoce Olam pour la reprise de certains de ses actifs en Afrique.

Toutefois le groupe français a invité la multinationle singapourienne à réitérer son offre dans le cadre du redressement judiciaire.

Necotrans a précisé également que trois autres sociétés ont officiellement marqué un intérêt sur différents périmètres d’activités pour poursuivre les discussions dans le cadre de la procédure collective supervisée par deux administrateurs judiciaires.

« Sans vouloir nier nos difficultés de trésorerie provoquées par la réduction du fret maritime et la baisse des cours des matières premières, cette mise en redressement judiciaire va nous permettre de continuer la recherche d’un partenaire tout en poursuivant l’ensemble de nos activités », a expliqué Grégory Quérel, Président du groupe Necotrans depuis 2013, qui a initié un plan stratégique pour développer les activités en Afrique dans la gestion des terminaux portuaires, la logistique pétrolière et la sous-traitance minière.

En 2014, Necotrans a obtenu les concessions sur le terminal vraquier de Dakar (Sénégal) et le port fluvial de Brazzaville (République du Congo). En novembre 2015, le groupe a acquis la société MCK – devenue NB Mining – spécialisée dans la logistique et le génie civil minier en République démocratique du Congo. En septembre 2015, il a remporté l’appel d’offres du terminal polyvalent du port de Kribi, au Cameroun.

Ces développements ont été accompagnés de cession d’actifs non stratégiques, d’une réduction des effectifs et de fermetures d’agences non rentables.

Redressement* Par ailleurs, lors d’une audience au Tribunal de Commerce de Paris le lundi 26 juin 2017, le groupe Necotrans a demandé la mise en redressement judicaire de ses onze sociétés françaises.

Les filiales opérationnelles en dehors de la France et l’ensemble du réseau international du groupe ne sont pas concernés et continuent à fonctionner normalement.

Cette demande vise à poursuivre le processus de recherche d’un partenaire stratégique et de cession d’actifs engagé en décembre 2016, avec un objectif de préservation de l’activité et de l’emploi en Afrique où le groupe réalise près de 100 % de son chiffre d’affaires. La décision du Tribunal de Commerce est attendue pour le 29 juin.
Créé en 1985, le groupe Necotrans est un acteur clé de la logistique internationale.

Avec plus de 4 000 collaborateurs, dont 3 500 en Afrique, et 126 implantations dans plus de 40 pays, dont 25 sur le continent, le groupe Necotrans réalise plus de 95 % de son chiffre d’affaires consolidé (830 millions d’euros en 2016) en Afrique.

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La Redaction

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