DIG / À l’issue de plusieurs semaines de formation intensive dispensée par le Centre de Formation HP Services, 233 conducteurs de la Compagnie Nationale de Transport (CNT), sur 290 candidats, ont été déclarés admis et ont reçu leur attestation, le 21 août 2026 à Libreville, soit un taux de réussite de 80 %.
Un programme exigeant couvrant trois filières
La formation a porté sur les domaines cruciaux du transport de personnes, d’hydrocarbures et de marchandises, avec un volet spécifique consacré aux normes Hygiène, Sécurité et Environnement (HSE).
Le taux d’échec de 20 % — soit 57 candidats non admis sur 290 — témoigne du sérieux de l’évaluation et de la volonté de ne pas délivrer les attestations à la chaîne.
C’est précisément ce qui distingue cette démarche des formations pro forma auxquelles le secteur public gabonais a parfois habitué.
Des engagements pris devant le ministre
Lors de la cérémonie de remise des attestations, le représentant des conducteurs a pris l’engagement solennel de faire de la CNT un outil de souveraineté économique et sociale.
Le ministre d’État en charge des Transports a, quant à lui ,rappelé les exigences fondamentales qui conditionneront la crédibilité de la compagnie : une conduite professionnelle, ponctuelle, courtoise et sobre. Un message clair adressé à des conducteurs qui incarneront, au quotidien, le visage de ce nouveau service public.
Le vrai test commence maintenant
Avec ces 233 conducteurs certifiés, la CNT dispose d’un premier capital humain opérationnel pour déployer ses lignes. Mais la formation n’est que la première étape.
La réussite de la CNT — et sa capacité à se distinguer durablement de feu la SOGATRA et de Trans’Urb, dont la fusion a précisément acté les limites — se mesurera sur le terrain : respect des horaires, entretien des véhicules, qualité de l’accueil et régularité du service.
Ce sont les usagers, et non les attestations, qui diront si cette nouvelle ère du transport public est réelle.



