DIG / L’ex-présidente de la Cour constitutionnelle gabonaise, Marie-Madeleine Mborantsuo, figure parmi les personnalités proches du clan Bongo ayant placé une partie de leur fortune à l’étranger, soulevant de nombreuses interrogations sur l’origine de ces fonds.
Selon des enquêtes baptisées « OpenLux » menées par le quotidien Le Monde, et publiées le 24 juin 2026, l’ancienne femme forte des institutions gabonaises a massivement investi dans l’immobilier aux Émirats arabes unis.
Déjà inquiétée en Europe
Durant l’hiver 2013-2014, elle a ainsi fait l’acquisition de deux villas et de trois appartements à Dubaï, pour un montant totalisant plus de 4,6 millions d’euros, soit plus de 3 milliards de FCFA.
Outre son patrimoine dubaïote, Marie-Madeleine Mborantsuo doit également faire face à la justice en Europe.
Le Parquet national financier (PNF) en France a indiqué qu’elle est actuellement au cœur d’une information judiciaire distincte.
Cette procédure s’inscrit dans le sillage de la tentaculaire affaire des « biens mal acquis » (instruite depuis 2010), dans laquelle neuf autres membres de la famille Bongo ont déjà été mis en examen pour des faits de « recel de détournement de fonds publics » et de « corruption ».



