DIG / Pour fluidifier la circulation et sécuriser certains quartiers du Grand Libreville, Brice Clotaire Oligui Nguema a annoncé, le 15 juin 2026 devant le parlement, une vaste opération de restructuration urbaine.
Face à l’asphyxie routière quotidienne et à l’urbanisation anarchique, le Président de la République souhaite « casser pour mieux construire ».
Priorité à la fluidité
À Okala, point névralgique des embouteillages, le projet est d’élargir les voies et bâtir des échangeurs pour désengorger le rond-point et connecter les axes stratégiques.
« Il faut relier la 2×2 voies qui vient du Delta Postal avec la 2×2 voies qui contournent l’éroport. C’est comme ça qu’une ville doit être construite » a-t-il précisé.
L’ANUTTC est déjà à pied d’œuvre pour marquer les emprises impactées par ces futurs travaux.
Sécuriser les quartiers enclavés
L’opération vise également à désenclaver des zones comme »Derrière l’école normale » ou certains PK.
Actuellement, l’occupation illégale des voies publiques empêche l’accès aux secours, aux forces de l’ordre et aux services essentiels.
« Nous devons désengorger ces quartiers pour que la police puisse accéder, pour faire venir de l’eau, l’électricité, construire des aires de jeux pour les jeunes » a indiqué le chef de l’État devant les parlementaires.
«Vous êtes installés sur la voie publique, il faut accepter qu’on vous casse ! Et ce sera sans dédommagement », a-t-il déclaré, justifiant cette fermeté par une volonté de restaurer l’ordre urbain.
Si la méthode radicale peut susciter des inquiétudes, le gouvernement assure que ces sacrifices sont la condition sine qua non pour offrir aux Librevillois une ville moderne, sécurisée et enfin circulable.



