Gabon Economic Forum 2026 : La FEG pose les germes d’un nouveau pacte économique

DIG / La deuxième édition du Gabon Economic Forum s’est tenue, le samedi 27 juin 2026 au Palais des Congrès de Libreville, portée et financée par la Fédération des Entreprises du Gabon (FEG).

Entre discours d’ouverture offensif et clôture, la FEG a formulé la doctrine de l’entreprise comme moteur du développement, et l’exécution comme seul critère de crédibilité.

De l’annonce à l’exécution : le message central

Dès l’ouverture, la FEG a posé le ton sans détour. « Le véritable défi n’est plus celui de l’annonce, le véritable défi est celui de l’exécution », a martelé le président de la FEG, Alain-Claude Kouakoua.

Un message adressé aussi bien aux pouvoirs publics qu’au secteur privé lui-même. Si des avancées sont reconnues ( apurement progressif de la dette intérieure, engagement sur les délais de paiement, réformes de la commande publique…), elles restent insuffisantes sans mise en œuvre effective.

La formule est limpide : « Les investisseurs n’investissent pas dans les promesses, ils investissent dans la visibilité. »

Huit ateliers, une architecture de compétitivité

Pour structurer ces travaux, le forum a articulé ses débats autour de huit ateliers thématiques correspondant aux principaux déterminants de la compétitivité nationale : dette intérieure et fiscalité, sécurité juridique, commande publique, transformation numérique, entrepreneuriat, formation, protection sociale, infrastructures et habitat.

Chacun de ces chantiers répond à une préoccupation concrète du tissu économique gabonais.

L’Atelier 8, à vocation transversale, était chargé de synthétiser l’ensemble des propositions en un programme macroéconomique cohérent pour la période 2027-2028.

La confiance comme carburant, la ZLECAf comme horizon

Au-delà des réformes internes, la FEG a inscrit son plaidoyer dans une perspective continentale. L’entrée en vigueur de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf) y est présentée non comme une contrainte, mais comme une opportunité de repositionnement.

« La question est désormais de savoir comment produire pour l’Afrique », a lancé le président de la FEG, appelant à faire émerger des champions nationaux capables de s’imposer à l’échelle régionale.

En toile de fond, une conviction répétée tout au long de la journée : la confiance dans les institutions, dans la parole publique, dans la stabilité des règles, demeure « le premier carburant de l’économie ».

La Déclaration de Libreville : un outil de suivi, pas un rapport de plus

En clôture, devant le Chef de l’État dont la présence a été jugée symboliquement forte, la FEG a pris un engagement public : assurer le suivi effectif des recommandations issues des ateliers.

Les conclusions du forum seront consignées dans la Déclaration de Libreville du secteur privé, assortie d’une feuille de route de mise en œuvre avec calendrier, responsabilités identifiées et évaluation périodique des résultats.

« Le Forum s’achève, mais le véritable travail commence », a conclu le président de la FEG une formule qui résume à elle seule l’ambition affichée : transformer un exercice de dialogue en outil de gouvernance économique.

 

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La Redaction

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