Gabon : Un concours de plaidoirie OHADA, signal faible d’une prise de conscience économique

DIG / Le 18 juillet 2026, le Club OHADA de l’EM Gabon – Université organise à Libreville la toute première édition du Concours national de l’As OHADA de la plaidoirie.

Derrière l’exercice académique se cache un enjeu économique concret : dans la compétition africaine pour attirer les investisseurs, la qualité de l’environnement juridique est devenue aussi déterminante que la stabilité politique ou les infrastructures.

Un sous-investissement chronique dans la formation juridique spécialisée

Le Gabon accuse pourtant un retard révélateur. Membre de l’OHADA depuis 1998, il organise sa première édition alors que le Niger en est à sa huitième, et que la Côte d’Ivoire, le Cameroun ou le Burkina Faso ont depuis longtemps intégré ces joutes juridiques dans leur culture universitaire.

Ce retard reflète un sous-investissement chronique dans la formation juridique spécialisée — paradoxal pour un pays qui ambitionne de diversifier son économie et d’attirer des capitaux privés.

Le Gabon a-t-il enfin cerné tous les enjeux de la compétitivité économique ?

À l’heure où le Gabon négocie avec le FMI, réforme sa fiscalité et courtise les investisseurs dans le tourisme, le numérique et les mines, chaque juriste formé au droit OHADA est un futur acteur de la sécurité juridique des transactions.

Ce concours n’est pas seulement une compétition universitaire. C’est le signe que le Gabon commence à comprendre que la compétitivité économique se joue aussi dans les salles d’audience.

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La Redaction

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