DIG / Alors que plusieurs pays africains accélèrent le déploiement de la fibre optique pour répondre à la demande croissante en internet haut débit, le Gabon reste encore à un stade intermédiaire.
Selon une analyse publiée le 17 août 2026 par TelecomLead, le pays doit notamment renforcer ses infrastructures et améliorer l’accessibilité des offres pour réduire son retard.
Une fibre encore trop chère
Le marché gabonais de l’internet fixe est principalement porté par Moov Africa Gabon Telecom et Canalbox. Les offres atteignent jusqu’à 500 Mbps chez le premier et 200 Mbps chez le second.
Mais le coût reste un frein majeur : une offre d’entrée de gamme de 50 Mbps dépasse 40 dollars par mois, contre environ 20 à 25 dollars dans plusieurs autres marchés ouest-africains.
1 800 km de fibre pour changer d’échelle
Une initiative public-privé annoncée fin 2025 prévoit d’étendre le backbone national gabonais de 1 800 kilomètres et de mettre en place un cadre d’accès ouvert aux infrastructures. L’objectif est notamment d’améliorer la couverture, favoriser la concurrence et réduire les coûts de déploiement.
Les performances progressent, mais lentement. La vitesse médiane de téléchargement a augmenté de 15,9 % entre 2023 et le deuxième trimestre 2026, pour atteindre 42,25 Mbps. La latence, malgré une amélioration de 18,5 %, reste toutefois la plus élevée parmi les six marchés étudiés, à 179,8 millisecondes.
Le défi Starlink
L’arrivée et l’expansion de l’internet satellitaire bouleversent également le marché. Avec plus de 28 pays africains couverts et environ 500 000 abonnés estimés, Starlink accentue la pression sur les opérateurs terrestres, notamment dans les zones où le déploiement de la fibre est coûteux.
Pour le Gabon, l’enjeu est donc double : accélérer le déploiement de la fibre tout en rendant les offres plus abordables.
Le futur de la connectivité nationale pourrait ainsi reposer sur une combinaison entre fibre, réseaux mobiles et solutions satellitaires, particulièrement pour les zones rurales et difficiles à desservir.



