DIG / Alors que les Émirats Arabes Unis (EAU) enregistrent un nouveau record historique — avec des exportations non pétrolières dépassant 74 000 milliards de FCFA au premier semestre 2026 —, cette dynamique commerciale fulgurante profite directement au Gabon, devenu l’un des piliers africains de la stratégie d’accords de partenariat économique global (CEPA) d’Abou Dhabi.
Des échanges qui ont doublé en quatre ans
Les chiffres témoignent de la solidité de ce rapprochement. En 2025, les échanges commerciaux non pétroliers entre le Gabon et les EAU ont atteint 176,5 milliards de FCFA (environ 320,7 millions de dollars), soit plus du double de la valeur enregistrée en 2021.
Le Gabon exporte vers les Émirats du manganèse — crucial pour la sidérurgie et les engrais —, du bois et produits forestiers, ainsi que du caoutchouc, du café et du cacao.
L’accord de partenariat économique global conclu entre Libreville et Abou Dhabi en février 2026 s’inscrit dans la stratégie gabonaise de diversification économique portée par le Plan d’Accélération de la Transformation (PAT), estimé à près de 3 300 milliards de FCFA.
En supprimant les barrières douanières et en ouvrant l’accès aux flux de capitaux émiratis, cet accord vise à attirer des investissements directs étrangers dans les mines, l’agro-industrie, la logistique et les énergies renouvelables.
Un positionnement stratégique sur la façade atlantique
En s’arrimant au vaste réseau logistique des EAU — carrefour du commerce mondial —, le Gabon ambitionne de valoriser ses matières premières sur place plutôt que de les exporter brutes, et de s’imposer comme hub logistique sur la façade atlantique de l’Afrique centrale.
Une ambition cohérente avec la politique de transformation locale du manganèse et l’interdiction des exportations brutes prévue à l’horizon 2029.



