DIG / Le gouvernement a introduit une nouvelle taxe environnementale sans mesurer ses effets sociaux réels.
Publiée en juillet 2026 dans la loi de finances rectificative, cette mesure frappe indistinctement tous les acteurs économiques, du plus grand exploitant au plus humble citoyen.
Les tarifs : une arme contre les pauvres
Les tarifs appliqués aux plastiques (200 FCFA/kg), lubrifiants (50 FCFA/l) et produits chimiques frappent des secteurs populaires comme l’emballages de denrées alimentaires, les produits d’hygiène, les carburants ou encore les peintures domestiques. Autant d’articles de consommation courante dans les ménages modestes.
Les petits commerçants, les transporteurs, les ménages à revenus faibles, incapables de répercuter les surcoûts paieront l’addition.
Une baguette de pain emballée plastique, un bidon d’huile moteur pour le taxi-brousse, un pot de peinture pour repeindre la maison, ces produits essentiels deviendront plus chers.
Les puissants s’en tirent
Les grandes multinationales minières, verront certes leurs tarifs de 2 500 FCFA par m³ s’appliquer, mais disposeront de la capacité financière à les absorber sans difficulté.
Elles répercuteront la charge sur le consommateur final ou la déduiront de leurs bénéfices.
L’inflation invisible
Les économistes l’ont démontré. Les taxes sur les biens de consommation de masse ont un effet régressif. Un ouvrier qui dépense 70% de son revenu pour se nourrir et se loger verra son pouvoir d’achat s’éroder. Un cadre qui en dépense 30% ne sentira presque rien.
Le poids de la transition écologique retombe intégralement sur les épaules des plus vulnérables. Ce n’est pas de l’écologie, c’est de l’injustice fiscale déguisée en vertu environnementale.



