Redevance passager aérien R4 : Quand « l’appât du gain » menace de tuer la destination Gabon

DIG / Depuis la promulgation de de la Loi de finances rectificative le 17 juillet 2026, atterrir ou décoller de Libreville exige un effort financier supplémentaire.

L’instauration de la nouvelle « redevance passager aérien R4 » vient gonfler le prix des billets d’avion. Une augmentation qui soulève des sérieuses questions sur la compétitivité et l’attractivité du pays.

 

Majoration excessive

Dans le détail, cette taxe frappe fort. Pour un vol intercontinental, le passager devra débourser jusqu’à 49 200 FCFA en classe Affaires et 42 638 FCFA en classe Économique.

Si le législateur a tenté d’adoucir la facture pour les vols sous-régionaux de moins de deux heures (Douala, Malabo, Yaoundé…), la taxe y atteint tout de même 32 798 FCFA en classe éco.

Quant aux vols intérieurs, ils subissent une majoration de 6 560 FCFA.

L’objectif de l’État et de son concessionnaire privé est de faire faire payer l’usager pour financer l’entretien de l’actuel aéroport Léon Mba et la construction du Nouvel Aéroport International de Libreville (NAIL).

Risque à long terme

Cependant, en empilant cette R4 sur des taxes aéroportuaires préexistantes déjà élevées, le Gabon prend le risque de s’isoler.

Dans une zone CEMAC où la cherté du transport aérien est déjà un frein majeur au tourisme et aux affaires, Libreville consolide sa réputation de destination onéreuse.

Les voyageurs financent l’aéroport de demain, mais paient le prix fort dès aujourd’hui.

 

apropos de l auteur

La Redaction

Laisser un commentaire