Oligui Nguéma : « Si rien n’est transformé en 2029, le manganèse ne sortira pas »

DIG / Le dossier du manganèse gabonais est entré dans une phase décisive.

Sur France 24, Brice Clotaire Oligui Nguema, Chef de l’État, a confirmé, le 2 juin 2026, qu’un accord sur la transformation locale du minerai a bien été trouvé, en présence du président Emmanuel Macron.

« Je fais confiance, mais je ne changerai pas de deadline. On a dit 2029, si rien n’est transformé en 2029, le manganèse ne sortira pas », a-t-il martelé.

Un ultimatum qui transforme ce qui était une ambition politique en engagement contractuel entre deux États et un groupe industriel.

D’une résistance initiale à un calendrier conjoint

Hésitant au départ, le groupe minier français, actif au Gabon via ses filiales Comilog et Setrag, s’est engagé à respecter la nouvelle directive.

Le tournant décisif est intervenu lors du sommet Africa Forward à Nairobi, le 11 mai 2026 : la PDG d’Eramet, Christel Bories, a confirmé que le projet de transformation du manganèse est entré dans sa phase opérationnelle et a annoncé un nouveau cycle de financements destinés à la modernisation du Transgabonais.

L’accord est donc réel, mais il reste à construire.

Le chef de l’État a posé les termes clairement : les usines doivent exister avant l’échéance. Faute de quoi, l’embargo sur les exportations s’appliquera, quel qu’en soit le coût diplomatique.

Le Gabon futur actionnaire d’Eramet

Mais l’ambition gabonaise dépasse le simple encadrement d’un partenaire industriel.

Libreville a confirmé son intention de souscrire à l’augmentation de capital d’Eramet, soumise au vote des actionnaires le 27 mai 2026.

Entrer au capital du groupe qui exploite la plus grande mine de manganèse du monde représenterait un basculement stratégique inédit, cohérent avec la doctrine de souveraineté économique qui a déjà conduit au rachat d’Assala et à la montée en puissance de Gabon Oil Company dans le secteur pétrolier.

 

 

 

 

 

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