RAPAC : Le Gabon accumule une dette de 44 millions de francs

Le Gabon est en retard dans ses cotisations au Réseau des aires protégées d’Afrique centrale (RAPAC).

Le pays vient d’accumuler 11 années d’impayés, soit 44 millions de Fcfa pour une contribution annuelle s’élevant à 4 millions de francs par pays membre.

Cette situation irrite, quelque peu, les autorités équato-guinéennes, seul pays d’Afrique centrale à avoir payé l’intégralité de ses cotisations au Rapac :

« Nous devons donner de la valeur aux institutions et aux organisations que nous avons nous même créés. Nous ne pouvons plus laisser ces organisations en difficultés pour des questions de cotisation. Je m’adresse ici aux pays d’Afrique centrale membres du Rapac. Si nous reconnaissons que cette organisation apporte une valeur ajoutée à la conservation de nos aires protégées, nous devons aussi faire l’effort financier de la rendre forte et dynamique» avait martelé S.E Fancisco Mba Olo Bahamonde, lors du dernier Conseil d’administration du Rapac qui avait consacré la nomination du …gabonais Omer Ntougou.

Crée le 30 mai 2000, le Rapac est une organisation régionale à vocation environnementale, à caractère technique et scientifique.

Ce RĂ©seau fĂ©dĂ©rateur se veut une plateforme d’harmonisation, de coordination, d’Ă©change et d’appui entre les acteurs concernĂ©s par la gestion des aires protĂ©gĂ©es et par la valorisation des ressources naturelles.

Le Rapac compte 8 pays membres (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République Centrafricaine, République Démocratique du Congo, Sao Tomé et Principe, Tchad) et contrôle 83 aires protégées dont  33 sites pilotes.

En 2005, le Rapac a Ă©tĂ©  au bord du depĂ´t de bilan. Le Conseil d’administration extraordinaire convoquĂ© en urgence Ă  Libreville les 7 et 8 avril 2015 s’était presque rĂ©signĂ© devant la dĂ©route financière de l’organisme: Comptes au rouge, gouvernance institutionnelle dĂ©cadente, dĂ©part des partenaires techniques et financiers…

Au bord du dépôt de bilan, les représentants des pays membres n’avaient pas d’autres choix que d’ouvrir une période de transition afin d’engager la réforme du Rapac.

Cette lourde tâche fut confiée à l’Agence Nationale des Parcs Nationaux du Gabon.

Administrateur du Rapac pour le compte du Gabon, le Pr Lee White fit entériner par le Conseil, la nomination du Gabonais Omer Ntougou Ndoutoume, Directeur de la communication de l’ANPN, comme Secrétaire exécutif de transition.

Dix mois plus tard, les différentes dettes ou dépenses injustifiées revendiquées par les projets menés par le réseau ont été réduites de plus d’un milliard 700 millions à près de 25 millions de Fcfa.

Le contentieux avec la CNSS du Gabon, qui réclamait au RAPAC un lourd redressement, a été échelonné et partiellement soldé.

Le réseau a réussi à négocier directement avec la Commission européenne à Bruxelles, une subvention de fonctionnement de 1,5 millions d’euros (985 millions de francs), qui permet actuellement au RAPAC de mener sa réforme et de stabiliser son personnel.

 

 

 

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La Redaction

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