DIG / Organisé par le groupe BTP Afrique, le premier Salon africain des infrastructures s’est achevé le samedi 3 octobre 2026 à la Baie des Rois après trois jours d’expositions et de conférences, avec des sociétés venues du Cameroun, du Congo, de Côte d’Ivoire et du Maroc.
Les retombées citées se limitent à des masterclass, des échanges et cinq postes d’électriciens annoncés par Codalec.
Aucun contrat signé ni financement chiffré n’apparaît dans les comptes rendus de clôture consultés.
Des diagnostics connus, des instruments à préciser
Le salon a surtout posé la question du financement. Le financement est souvent un facteur aussi déterminant que la compétence technique, d’où la présence de banques.
Reste à savoir quels mécanismes de partenariat public-privé ont réellement été retenus.
Rappellons que le coût global des infrastructures, leur amortissement et leur entretien constituent l’angle mort du discours, alors que 1 333 milliards de FCFA sont programmés pour les routes sur 2024-2026.
La Baie des Rois, décor d’un pari de long terme
Le site illustre à lui seul l’écart entre annonces et livraisons.
Longtemps critiqué pour ses échéances repoussées, le projet piloté par la FMCT devrait mobiliser près de 800 milliards de FCFA d’investissements immobiliers, avec un calendrier prévisionnel jusqu’en 2032.
Le ministre de l’Industrie, Lubin Ntoutoume, a présenté les équipements structurants comme la « colonne vertébrale » du Plan national de croissance et de développement 2026-2030.
2027, l’épreuve des résultats
Pour le commissaire général, Boris Ndong, l’objectif est atteint : créer une plateforme durable pour structurer le marché des infrastructures en Afrique centrale, avec un rendez-vous déjà fixé en 2027.
Cependant, il reste à convertir la rencontre en contrats, les projets en réalisations.
C’est à cette aune, et non à celle du bilan « positif » des organisateurs, que la prochaine édition sera jugée.



